4G et VDSL2 en renfort de la fibre
Source : DSLvalley
18/09/2012
Auteur : Michel Géa

Bien que chaque jour le chantier de la fibre optique prenne un peu plus de retard, la ministre de l'économie numérique, Fleur Pellerin, a raccourci le calendrier fixé pour étendre massivement le très haut débit. L'actuel gouvernement s'est en effet fixé un objectif plus ambitieux que le précédent : couvrir l'ensemble de l'hexagone d'ici 2022.
« Mais quelle mouche les a piqué » vous demandez-vous ? Et bien la réponse est simple, du moins en apparence. Si jusqu'à présent la France misait tout sur la fibre optique, l'hypothèse d'une autorisation rapide du VDSL2 et l'essor supposé de la 4G sont supposés changer les règles du jeu. Plus question désormais de se limiter au FTTH (fibre jusqu'au foyer), qui peine tant à décoller, et nécessite des investissements importants. Matignon envisage plutôt un « mix technologique » où coexisteraient toutes les formes de très haut débit. Le but étant d'accélérer ainsi le déploiement de ce dernier dans les zones rurales où à l'heure actuelle il est quasiment nul.
Une solution qui a ses limites
Le problème de cette « solution », c'est qu'elle repose sur des technologies qui ne seront rentables et efficaces que dans les zones densément peuplées. Le VDSL2, qui permet de conserver l'infrastructure en cuivre déjà existante, n'offre en effet de bonnes performances que sur de courtes distances, imposant de ce fait de multiplier les répartiteurs (voir notre article Le VDSL2 validé dès cet automne). Car au delà d'1,5 km, les débits rejoignent ceux de l'ADSL2+, et il faut être très près du répartiteur pour profiter de la vitesse théorique de 50 mb/s. Quant à la 4G, difficile d'imaginer qu'elle soit disponible d'ici quelques années en dehors des villes ; il suffit de voir l'actuelle disparité de la couverture 3G dans les campagnes pour s'en convaincre.
Quel financement ?
Pas sûr donc que Fleur Pellerin ait trouvé le remède miracle. Sans investissement massif dans la fibre, les collectivités territoriales ne pourront pas accéder à la seule solution qui soit techniquement et financièrement satisfaisante. Or le contexte économique ne s'y prête pas. Le problème reste donc entier : comment financer ce grand projet ? Une des solutions envisagées réside dans la mise en place d'une taxe à très faible coût (environ 1 €) sur les forfaits mobiles. C'est en tout cas celle qui est proposée par l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l'Audiovisuel (l'Avicca) qui justifie cette ponction par le fait que désormais les consommateurs paient moins cher ce type d'abonnement.
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