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INTRODUCTION
Avec plus d’un milliard d'abonnés
au téléphone mobile dans le monde, le succès de ce mode de communication
n’est plus à démontrer. Nous devons cette réussite à la 2° génération
des téléphones mobiles : la 2G plus connue sous son abréviation GSM
(Global System for Mobile communications).
On se souvient avec quel plaisir
ostentatoire les premiers utilisateurs s’affichaient en public avec leur
tout puissant appareil à discuter de tout et de rien devant le plus de
public possible. La nouveauté s’est démocratisée, banalisée pour ne plus
être qu’indispensable.
Les usages se sont donc peu
à peu modifiés. L’énorme accroissement des envois de SMS plus que discrets
et l’apparition de MMS (messages musicaux ou graphiques) en témoignent.
Les consommateurs n’utilisent plus leur téléphone uniquement pour parler
à leurs congénères.
Ces nouveaux besoins et la
nécessité de soutenir la croissance de ce secteur économique ont amené
les opérateurs à réfléchir à l’évolution de cette technologie.
Tout naturellement dans l’esprit
des ingénieurs, l’avenir de la téléphonie mobile ne pouvait passer que
par l’accroissement en « taille et en poids » des fichiers échangés.
La 3° génération : 3G
ou UMTS, abréviation de « Universal Mobile Telecommunications System »
était née … pour les européens tout du moins parce que l’amérique s’orientait
elle vers une autre solution.
Le choix de l’Europe de s’orienter
vers la technologie UMTS ouvrait la voix à une longue période jalonnée
de doutes, de problèmes techniques et financiers, de défections et de
réussites aussi … heureusement !
Le début c’est toujours :
« tout nouveau tout beau ». Le succès du lancement ne s’est
pas fait attendre : 80 licences ont rapidement été attribuées aux
opérateurs impatients.
Au Japon les succès du service
3G de NTT Docomo, baptisé FOMA, confortaient même les moins optimistes.
L'UMTS portait haut l’étendard de la communication future. Interactivité,
interopérabilité et mobilité allaient de surcroît résoudre les problèmes
de saturation des réseaux GSM actuels.
Mais après un engouement sans
précédent la mise en oeuvre des téléphones mobiles
de troisième génération s'est enlisée.
Partout en Europe, les calendriers
de déploiement, les lancements commerciaux ont connus beaucoup retards.
Les acteurs ont tous été plus ou moins rapidement amenés à geler leurs
investissements sur les marchés secondaires et sur les marchés domestiques.
Les raisons qui ont alors
amené les opérateurs européens à retarder leur lancement sur les différents
marchés 3G sont les suivants :
- les acquisitions des licences avaient été de lourds investissements
tout comme le seraient les sommes à provisionner pour équiper les futurs
réseaux,
- la concurrence inégale à l'échelle européenne semait le doute sur
la pertinence de se lancer simultanément sur les différents marchés
Européens,
- la technologie n'était pas opérationnelle,
- le développement d'alternatives concurrentes décrédibilisait la 3G,
- enfin, cette technologie n’avait de sens que si l’on pouvait offrir
du contenu. Or peu d’acteurs étaient capables de proposer des services
à la hauteur du projet.
Le temps a fait son œuvre,
la salutaire stimulation/émulation de la concurrence aussi … mais plus
encore l’ivresse du haut débit de nos connexions internet. Chacun sait
maintenant que c’est que de disposer d’une connexion rapide. Il n’est
plus à démontrer que les nouveaux services, dont nous ne pouvons plus
nous passer, ne sont que tortures et lamentations quand la connexion se
traîne.
Pour les services liés à la
téléphonie mobile il en est de même. Tous les acteurs en sont désormais
persuadés, les consommateurs veulent ce confort pour leur téléphone mobile
et se tourneront vers l’offre qui intègrera cette technologie.
L’UMTS a quitté la tourmente.

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