Fibre optique: les maires tirent la sonnette d'alarme
Source : DSLvalley
07/11/2011

Le déploiement de la fibre optique se fait désirer. Alors qu'on annonçait son avènement, il y a encore peu à grand coup de promesses gouvernementales et de slogans publicitaires, des voix discordantes se font entendre, et pas des moindres : les élus de grandes villes et des agglomérations. Réunis à Marseille, le 18 octobre dernier, l'Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF) et l'Association des Communautés Urbaines de France (ACUF) ont fait part de leurs inquiétudes quant au retard pris par la couverture en FTTH.
Avec sa 17ème place sur les 27 pays européens, la France fait figure de mauvaise élève. Une situation qui n'est pas sans rappeler celle qui a suivi les années 90, où encore sous l'effet du succès du Minitel, notre opérateur historique avait loupé le virage de l'ADSL. Pourtant, le gouvernement certifiait, il y a peu, vouloir couvrir de fibre tout le territoire en 4 ans. En parallèle, les opérateurs annonçaient, au printemps dernier, la couverture de 3 600 communes d'ici 2015. De quoi être rassuré ?
Pas si sûr… les deux associations qui représentent les élus locaux affirment, outre qu'elles ne comportent aucunes obligations, que ces promesses endiguent la mise en œuvre des mesures locales de monter en débits sur le réseau ADSL. Allant plus loin, elles ajoutent « qu'un seul opérateur est vraiment mobilisé sur ce dossier, l'heure semblant plutôt au désengagement à l'instar de Free qui n'assure plus le câblage interne des immeubles ».
Désireux de se faire entendre dans un dossier « indispensable pour construire la ville intelligente et connectée de demain », les élus comptent bien être reconnus par les pouvoir publics comme interlocuteurs à part entière. Une demande qui se traduit par des points bien précis comme « connaître, quartier par quartier les déploiements effectifs des opérateurs », « être pleinement associées à l'élaboration et à la signature des schémas régionaux ou départementaux d'aménagement numérique », et qu'ils puissent être « éligibles, au même titre que les opérateurs, aux subventions publiques qu'il s'agisse de réseaux de collecte ou de réseaux de dessert ».
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