Free est certain de réussir son entrée dans le Mobile
Source : Les Echos
19/10/2010

En marge du chahut médiatique Free Mobile est à pied d'oeuvre. Depuis le début de l'année 2010 deux mille emplois ont été créés pour lui permettre de respecter ses obligations de couverture, c'est-à-dire 27 % de la population d'ici 2 ans. 150 salariés à Paris et à Montpellier auxquels s'ajoutent 1500 personnes chez une dizaine de sous-traitants ont la charge d'équiper les 500 emplacements déjà confirmés pour accueillir les antennes 3G. Un millier de sites supplémentaires devraient s'y ajouter rapidement grâce à l'accord signé avec TDF.
Mais cela sera-t-il suffisant ? Free parviendra-t-il à signer un accord d'itinérance 3G avec l'un des opérateurs existants ? Xavier Niel son patron semble confiant. Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos il déclare : « Orange, SFR et Bouygues Telecom nous ont fait des offres pour un accord d'itinérance 2G. En ce qui concerne l'itinérance 3G, les trois opérateurs mobiles en place ont refusé de discuter de ce sujet. C'est pourtant l'assurance pour celui qui signera avec nous de compenser financièrement notre arrivée. C'est un contrat de plusieurs centaines de millions d'euros. Nous nous donnons jusqu'à la fin de l'année pour convaincre un opérateur ».
Par ailleurs, Free est certain qu'un détail de poids fera basculer la situation à son avantage. Les autorités administratives n'accepteront pas qu'il lui soit impossible de s'aligner sur les offres proposées par ses concurrents. Sur de son bon droit Xavier Niel déclare à ce sujet « aujourd'hui, il nous est impossible de reproduire leurs offres « quadruple play ». En cas de refus de nous accorder l'itinérance 3G, nous n'aurons d'autre choix qu'une procédure contentieuse ».
Interrogé sur la déclaration faite en septembre 2008 dans laquelle il disait vouloir diviser par deux la facture télécom d'une famille française et sur la façon d'y parvenir, le patron de Free persiste et signe. « Nous appliquerons les recettes de l'ADSL : nous ne serons pas un opérateur low cost, mais nous aurons une structure de coût intelligente. Nous nous différencierons par l'innovation, en construisant un réseau tout IP, en intégrant à terme des capacités mobiles dans la Freebox (Femtocell), en rajoutant des équipements de réseau que nous concevons, afin de rationaliser le coût de construction et minimiser les frais d'exploitation ».
Les nouvelles Freebox semblent donc au cœur de cette stratégie. Elles devraient bénéficier en option de la technologie Femtocell qui les transforme en véritables petites antennes relais 3G à courte portée. Mais elles ne sont pas les seules, souvenons nous que Free a dans sa manche un autre atout. Il possède la seule licence WiMax nationale qui pourrait lui être d'un grand secours pour compléter à moindre coût son réseau 3G en y incluant des relais à bien plus grande portée cette fois ...
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