Free Mobile : bientôt 1 million d'abonnés et un trou dans les caisses de l'état ?
Source : DSLvalley
17/01/2012

Selon un sondage de GFK publié lundi, 97 % des Français auraient entendu parler de l'arrivée du quatrième opérateur et 78 % envisageraient de recourir à ses services à court ou moyen terme.
Pour le Figaro, « le nouvel opérateur mobile séduirait 100 000 abonnés quotidiennement, selon des estimations de concurrents qui constatent des demandes de résiliation de leurs clients ». Le cap du million d'abonnés pourrait être franchi dans les prochains jours, celui des 3 millions étant atteignable dans les semaines qui viennent. Ce cap de 3 millions d'abonnés constituera un seuil à partir duquel Free a indiqué, dès son lancement, qu'il pourrait modifier ses tarifs.
Paradoxalement, s'il satisfait les usagers, un méga succès de Free Mobile ne serait pas une bonne nouvelle pour les finances publiques. Comme le rappelle le journal Challenges, le but du trublion de l'internet est de diviser la facture des consommateurs par 2. Si elle se produit, la chute du chiffre d'affaires des opérateurs – qui alignent leurs tarifs sur ceux de Free – provoquera une baisse des recettes fiscales directes ou indirectes. Cette chute, toujours selon Challenges, se traduirait par 1,3 milliard de TVA en moins. Auquel s'ajouteraient 3 milliards de manque à gagner au titre de l'impôt sur les sociétés. Même si toute baisse significative des prix ne fait généralement que transférer l'argent vers d'autres moyens de consommation, au total le manque à gagner pourrait s'élever à 4,3 milliards d'euros. Pas de commentaire officiel mais selon Challenges, alerté par les gros opérateurs, le Trésor admettrait à demi-mots que « l'arrivée de Free Mobile ne sera sans doute pas fiscalement neutre ».
Ces projections interviennent alors que des opérateurs mobiles auraient mandaté des huissiers pour vérifier que le réseau Free Mobile est bel et bien en fonction. D'après certains experts la filiale d'Illiad aurait pu surtout recourir au réseau d'Orange, qui assure son itinérance en 3G, afin éviter tout problème technique lors de son lancement. D'après les accords passés avec l'Arcep, Free doit pourtant couvrir 27 % de la population avec son propre réseau pour être autorisé à utiliser celui d'Orange.
Après l'arrivée tonitruante de Free sur le marché des mobiles, il n'est pas étonnant de voir émerger quelques ripostes !
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