La taxe Google sur le bureau de l'Autorité de la concurrence
Source : Generation NT
19/02/2010

Décidé à mettre de l'ordre dans le monde de l'internet, Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté de faire voter des lois à l'encontre du téléchargement illégal ou sur la surveillance des activités hors la loi, il a aussi demandé à ce que la publicité sur le web n'échappe pas aux taxes imposées par ailleurs aux autres médias.
S'appuyant sur le rapport remis par le patron de Naïve Patrick Zelnik, le locataire de l'Elysée a demandé que soit examinée la mise en place d'une taxe sur les revenus engrangés par les moteurs de recherche et les grands portails. Une mesure clairement motivée par le statut que Google s'est construit au fil du temps comme en témoigne la déclaration suivante de Nicolas Sarkozy : « pour l'instant, ces entreprises sont taxées dans le pays siège, mais ponctionne une part importante de notre marché publicitaire. Cela s'appelle de la fuite de matière fiscale et altère le jeu de la concurrence. Nous allons saisir l'Autorité de la concurrence sur l'éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne ».
Quelques semaines après, l'Autorité de la concurrence vient d'être saisie par Christine Lagarde qui lui demande de se pencher « notamment sur la définition des marchés pertinents et analysera le paysage concurrentiel marqué par l'existence de différents types d'acteurs (moteurs de recherche, éditeurs de site, annonceurs etc.) ainsi que le fonctionnement de la concurrence dans ce secteur ».
Cet avis ne devrait être publié qu'au cours de l'été prochain, mais dores et déjà des sources proches de l'Elysée ont tenu à rassurer les professionnels. Un seuil « relativement haut » devrait permettre d'épargner la très grande majorité des éditeurs de sites, pour ne toucher que les grands noms du secteur. Mais tout cela n'est pas du goût de ces derniers, comme on pouvait se l'imaginer. Regroupés dans l'Association des Services Internet Communautaires ( ASIC ) qui réunit Google, Yahoo!, eBay, Microsoft, PriceMinister, Dailymotion, etc., ils sont monté au créneau pour dénoncer une « idée unique au monde » qui va transformer la France en un « territoire hostile aux investissements des acteurs internationaux du numérique ».
Partagez cet article :
Aucun commentaire pour l'instant
Soyez le premier à réagir !
Dernières News
Actualités en rapport