Logiciels préinstallés : le remboursement ne satisfait pas Linux
Source : AFUL
17/04/2009
Auteur : Michel Géa

L'Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres (AFUL) poursuit son combat contre la vente liée des logiciels et du matériel informatique. Elle vient d'enregistrer une victoire devant la juridiction de proximité de Chinon où un particulier demandait le remboursement des licences des logiciels dont il n'avait pas l'usage, à commencer par le système d'exploitation.
Le tribunal a condamné le fabricant à lui rembourser la somme de 50 euros au titre des licences et 50 euros au titre des frais irrépétibles mais l'association veut qu'à l'avenir les choses aillent plus loin et que s'instaure d'une part un véritable remboursement (c'est-à-dire reverser ce que le client a réellement payé au titre des licences). Pour l'AFUL il existe en effet une disproportion manifeste entre l'indemnisation arrachée à l'assembleur dans le cadre du procès, et le prix réellement payé par le client lors de l'achat.
Et d'autre part si le recours aux juges est de plus en plus fréquent pour obtenir une indemnisation « a posteriori » des licences logicielles inutilisées, l'association milite pour que les consommateurs aient le choix dès l'achat d'accepter ou pas ces logiciels. Ceci modifierait leur comportement. Pour s'en convaincre il suffit de prendre pour exemple le marché des ultra-portables (Netbooks) où co-existent des machines très semblables avec système libre ou propriétaire en concurrence frontale. Le succès des machines sans Windows y est incontestable. Parmi les autres conséquences on constate aussi l'éviction de Windows Vista remplacé par Windows XP ressuscité à un prix bradé.
Mais dans la majorité des cas, comme le montre les procès en cours face à l'UFC-Que Choisir, on constate que les vendeurs et les constructeurs qui refusent de donner le choix au consommateurs, sont plus ou moins contraints d'accepter le remboursement « a posteriori » dans le cadre du procès pour tenter de contourner le grief de vente subordonnée. Pour l'AFUL cette solution obtenue par la force, doit cesser.
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