Cela ne vous aura pas échappé, la musique en ligne donne bien du fil à retordre aux grandes maisons de disques. En quelques années le web à mis à bas leur modèle économique. Le premier coup de butoir est venu du peer to peer qui a permis à d’innombrables pirates de télécharger les morceaux de musique sans rien payer. C’est encore cette musique piratée qui domine les téléchargements mais les campagnes de communication et les actions punitives en justice ont commencé à modifier ces pratiques sur le net des pays développés.
Peu à peu en effet des modèles de musique en ligne payante (mais pas trop) et même gratuite (financée par la pub) se sont mis en place. Depuis quelques semaines la musique à écouter sans payer à fait d’ailleurs irruption dans la bataille que se livrent les fournisseurs d’accès français avec notement l’opposition frontale entre Neuf Cegetel allié à Universal Music et Free et son pseudo service emprunté à Deezer.
Dans un premier temps cette évolution de la consommation de musique était pour les majors synonyme de piratage et de baisse des revenus. Mais il semble que les perspectives de réussite entrevue au travers des nouveaux disquaires en ligne soient en passe de faire évoluer les très rigides maisons de disques internationales. Ces dernières en sont même à imiter ce qui se passe sur le web. Conséquence, la gratuité n’est plus la bête noire d’autant qu’il est urgent d’endiguer l’autre risque majeur la montée en puissance d’Itunes Music Store d'Apple.
Ainsi aux Etats-Unis et au Canada, Universal Music a signé un partenariat avec la SpiralFrog qui propose un service de téléchargement gratuit de musique en ligne. Universal Music et SpiralFrog misent sur les revenus publicitaires pour assurer la survie de ce type de service. Quand on sait que SpiralFrog a versé une redevance de 4,4 millions de dollars non remboursables pour s’assurer la distribution du catalogue d’Universal on mesure l’audience et les revenus publicitaires qui doivent être au rendez-vous … c’est pas gagné !
De son côté EMI s’est allié à Qtrax, un réseau de distribution P2P qui diffusera lui aussi gratuitement de la musique en ligne sur le modèle du financement par la pub. Même modèle économique pour Napster qui propose déjà son service d'écoute de musique gratuite en ligne. Pour clore ce tour d’horizon de la musique en ligne il faut aussi revenir sur le service proposé par Itunes Music Store d'Apple. Son succès considérable est bien sûr basé sur le matériel très tendance d’Apple mais aussi sur le faible coup d’un téléchargement : moins de 1 dollar.
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