Peer to Peer : Free déjoue la répression des majors
Source : DSLvalley 08/10/2007
Entre les associations de producteurs d’œuvres musicales et filmographiques d’une part et Free d’autre part, le torchon brûle. Il brûle d’ailleurs depuis un bon bout de temps et cela n’est pas près de s’apaiser quand on analyse les deux derniers actes de cette drôle de comédie.
Il y un peu plus d’un mois les majors obtenaient de la justice française que Free recense et boycotte des sites d’échanges qui facilitaient le peer to peer illégal. L'ALPA, association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, avait alors obtenu gain de cause devant le tribunal de Grande Instance et Free avait dû fermer 14 newsgroups binaires au nombre desquels on trouvait warez.quebec-hackers, series.tv.french, movies.divx.horros.french, movies.divx.french.old etc.. etc..
Fermés certes mais pour quatre semaines seulement suivant les termes de la décision de justice prise alors. Or ces quatre semaines sont achevées, et surtout, quelques jours seulement après cette décision, Free dopait alors son service d’échanges de fichiers lourd dl.free.fr qui fût rapidement investi par peer too peeristes pour contourner le boycotte de leurs newsgroups préférés.
Le fameux service dl.free.fr s’étoffait d’ailleurs pour l’occasion d’une option « Communautés » qui permet de créer un espace restreint à l’intérieur duquel le partage de fichiers est facilité. Il n’en fallait pas plus pour éveiller chez certains des stratégies de contournement.
Finalement à bien y regarder, le bilan de cette bataille menée par les ayants droit est hélas le renforcement des comportements hors la loi. Mais cela ne semble pas les décourager. La SPPF, Société des producteurs de phonogrammes en France, reprend son offensive en qualifiant de provocation cette attitude, en stigmatisant le rôle de Free et en essayant de l’isoler alors que selon eux les acteurs étaient en phase de consultation avec les autorités dans le cadre de la mission dirigée par Denis Olivennes.
Oui mais si effectivement l'Association des fournisseurs d'accès (AFA), à laquelle Free n'adhère d’ailleurs pas, a bien été consultée par l’équipe de la mission Olivennes, les représentants des FAI étaient loin de toute façon de parvenir à un accord. Ils ont en effet clairement relevé à nouveau l'impossibilité technique de filtrer les sites pirates et l’impossibilité légale d’imposer des sanctions contre leurs abonnés. Comment pourraient-ils le faire d'ailleurs. Sanctionner leurs abonnés pour soutenir l’industrie du disque et du film reviendrait ni plus ni moins à se tirer une balle dans le pied !
free est vraiment trop fort mais jusqu'à quand ça va durer cette comédie a mon avis c'est l'oseille qui gère tout dans cette affaire bon courage free et tien toi bon la liberté a un prix ..
Recevez gratuitement par email la Newsletter de DSLvalley.com
Découvrez les dernières actualités du haut débit, toutes les nouvelles offres, les promotions en cours,...
Bénéficiez de nos conseils pour mieux choisir votre fournisseurs d’accès ou pour résilier votre abonnement.