Le pilotage national du FTTH programmé pour la rentrée
Source : DSLvalley
30/07/2012
Auteur : Michel Géa

Voici bientôt 3 ans déjà que l'hexagone s'est doté d'un programme national pour encadrer le déploiement de la fibre optique. Fin 2011 le constat restait pourtant sans appel : la France était classée 17ème sur 20 pays européens dans l'étude publiée par l'Idate qui mesure le taux de pénétration de la fibre optique. Avec nos 3 % nous étions très en retard sur une partie de nos homologues européens, dont la Slovénie (11,19 %), la Norvège (12,03 %), la Suède (12,93 %) et sur le haut du podium la Lituanie (20,96 %).
Depuis cet état des lieux on ne peut pas dire que les choses se soient améliorées. Au premier trimestre 2012, la France ne comptait que 715 000 abonnés au très haut débit et seulement 220 000 abonnés par le biais de l'architecture FTTH, soit à peine 20 000 de plus qu'au trimestre précédent. On est décidément très loin des objectifs de couverture fixés par le gouvernement.
Pour tenter de rattraper le retard accumulé, Matignon vient d'organiser une table ronde à Bercy qui a réuni les fournisseurs d'accès internet, la ministre de l'égalité des territoires Cécile Duflot, la ministre déléguée à l'économie numérique Fleur Pellerin, des industriels ainsi que des élus et représentants locaux. Cette réunion fut l'occasion de « remobiliser l'ensemble des acteurs de ce chantier capital » et d'évoquer les évolutions nécessaires du plan national Très haut débit, afin de respecter les objectifs fixés par François Hollande, à savoir l'accessibilité pour tous au très haut débit au plus tard en 2022. Cécile Duflot a également insisté sur la nécessité de la création d'une instance nationale chargée d'organiser le déploiement de la fibre optique, afin de « garantir, dans les calendriers annoncés, la réalisation des travaux ».
Pour ce qui est de la question du financement, Fleur Pellerin a évoqué quelques pistes actuellement envisagées. L'état a prévu de mobiliser 2 milliards d'euros pour les réseaux très haut débit. Cet investissement pourrait s'appuyer sur des financements européens (projects bonds), sur la transformation du guichet A du grand emprunt en prêt pour les collectivités et sur l'instauration de nouvelles taxes pour maintenir son équilibre budgétaire.
Les discussions vont se poursuivre tout l'été, afin d'établir d'ici septembre la feuille de route tant attendue.
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