Selon l'UFC il n'y a toujours pas d'illimité dans la téléphonie mobile
Source : DSLvalley
08/02/2012
Auteur : Michel Géa

L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir après avoir passé dans un premier temps à la loupe l'offre de téléphonie mobile « tout illimité » de Free lors de son lancement, a décidé d'en faire autant avec toutes celles qui depuis on vu le jour. L'UFC a donc épluché les Conditions Générales de Ventes (CGV) appliquées par chaque opérateur et « passé au peigne fin leurs fiches tarifaires ».
Le résultat de cette enquête révèle un grand nombre de mauvaises surprises. En effet si du côté de l'accès à internet la plupart des opérateurs ont abandonné l'utilisation du terme « illimité », pour le remplacer par la notion de « Fair Use » ou quantité maximum de données téléchargées, il n'en va pas de même avec les appels et les SMS pour lesquels le terme d'illimité est utilisé à l'unisson tout en appliquant des restrictions dont la définition sont à aller chercher dans les CGV.
L'UFC admet que telles restrictions sont compréhensives si elles ont pour but de contrecarrer « l'usage frauduleux du type (du type revente de minutes ou usage « babyphone ») ou bien lorsque l'opérateur donne accès à des services dont il ne maîtrise pas la tarification (SMS et MMS surtaxés notamment) ». Mais pour quelques fautifs, l'immense majorité des abonnés est assujettie à des conditions d'usage pour le moins mystérieuses telles que « en bon père de famille », « raisonnable » ou « non abusif ». L'association fait en particulier remarquer que le fait de limiter à 99 le nombre de correspondants différents dans le mois revient à en limiter le nombre à à peine plus de 3 par jours, comment peut-on parler d'illimité dans ce cas ?
Même chose pour La Poste Mobile qui plafonne à 200 heures par mois ses appels « illimités ». Numericable va beaucoup plus loin avec son plafond de 500 % de l'usage moyen d'un abonné pour les communications et 200 % de ce même indice pour des SMS. D'après le calcul de l'UFC cela revient à 14 heures d'appels et 591 SMS par mois, ce qui là encore est très loin d'être de l'illimité !
En conclusion de son analyse des offres commercialisées sous les marques B&You (Bouygues), Coriolis, Free mobile, La Poste Mobile, Numericable, Prixtel, Red (SFR), Sim+, Sosh (Orange), Virgin Mobile et Zéro Forfait, l'UFC a mis en demeure tous les opérateurs concernés afin qu'ils modifient leurs contrats « sous peine de poursuite ».
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