Certains salariés de Numericable sont en colère et cela dure depuis six semaines. Dans un premier temps, inquiets de la situation financière de leur entreprise et des retombées sur leurs emplois, ils sont par l’intermédiaire de leur comité d’entreprise usé de leur droit d'alerte pour faire état de leurs préoccupations auprès de la direction.
Celle-ci ne les ayant pas rassurés, une partie des salariés du câblo-opérateur a fait monter d’un cran le mouvement en se mettant en grève et en occupant le siège de leur entreprise.
Dans ce contexte, en plein conflit, la voiture de Pierre Danon, le président de Numericable, a heurté un gréviste à l’intérieur même de l’enceinte de la société. La personne blessée a du être hospitalisée suite à ses blessures. Cet évènement n'a fait bien sur qu'envenimer la situation, certains accusant même Pierre Danon de délit de fuite et de tentatives d'homicide. A ces accusations, Antoine Boulay , porte parole de Numericable tient à préciser :
« il n'y avait évidemment aucune intention de blesser qui que ce soit. La voiture roulait dans l'allée centrale du parking. Plusieurs manifestants, dans leur majorité étrangers à l'entreprise il faut le souligner à nouveau, se sont interposés subitement. La voiture a fait un écart, a ralenti, a redémarré et, entretemps, un manifestant s'était déplacé, sa jambe se trouvant sur la trajectoire de la roue arrière, de manière évidemment involontaire. La dépêche AFP cite une source policière affirmant clairement que la voiture "n'a pas pu l'éviter".
Patrick Berol, la malheureuse victime de cette affaire a en effet confirmé ces informations au Parisien : « Il est vrai que je me suis allongé sur le parking de l'entreprise pour tenter d'arrêter la voiture transportant M. Danon [le patron de Numericable, NDRL] » a-t-il ainsi reconnu.
Contrairement à ce que nous avions indiqué dans notre précédent article, Antoine Boulay souligne qu'à ce jour « aucune plainte n'a été déposée à ce jour ».
Aujourd'hui, l'essentiel est de reprendre le chemin du dialogue. La nomination d'un médiateur devrait y aider. L'équipe de DSLvalley souhaite un prompt rétablissement à Patrick Berol victime de ce malheureux accident.
Vous trouverez l'intégralité de la réaction d'Antoine Boulay ici.
1. le mercredi 18 février 2009 à 22:54 par Antoine Boulay
Cet article est diffamant et totalement de parti-pris. Il est absolument scandaleux qu'un site qui se veut objectif et "journalistique" donne ainsi une seule version des faits, sans avoir contacté la société.
En tant que porte-parole de Numericable, je voudrais donc porter à la connaissance des internautes les éléments suivants :
D'abord et avant tout, la direction a exprimé sa sympathie vis-à-vis du blessé. Il n'y a eu évidemment aucune intention, ni du conducteur ni du blessé lui-même, d'arriver à cet événement grave et regrettable. Numericable suit l'état de santé de son salarié en temps réel et appelle l'ensemble des manifestants, dont les 40 manifestants extérieurs à l'entreprise venus échauffer les esprits, à retrouver le calme.
Ensuite, quelques commentaires sur l'article :
1/ Vous écrivez que le dialogue entre la direction et les salariés est rompu ou que "Les" salariés sont inquiets. "Les Salariés"? Tous? Peut-on dire cela d'une entreprise qui compte 20 salariés grévistes sur 2000? D'une entreprise où une modification des méthodes de vente a été approuvée par 4 syndicats sur 5? D'une entreprise où la direction a demandé et obtenu du Tribunal la nomination d'un médiateur? Non, le dialogue social avec une petite partie des salariés vendeurs à domicile est difficile, c'est vrai.
2/ Il est exact que l'entreprise a connu une légère tension de trésorerie à la fin de l'année, ce qui a suscité l'exercice d'un droit d'alerte par les représentants du personnel. Toutes les réponses à leurs questions ont été apportées par un expert indépendants. Le conflit des 20 vendeurs à domicile (sur 250) n'a aucun rapport avec ce droit d'alerte.
3/ Il faut distinguer dans le groupe des occupants du site les grévistes salariés, les salariés licenciés ensuite et, enfin, les manifestants extérieurs.
Il va de soi que la présence des manifestants extérieurs ne fait qu'envenimer la situation. Leur départ est indispensable pour que le site et ses 600 salariés retrouvent le calme.
Les salariés licenciés, eux, l'ont été pour faute grave, car ils avaient procédé à des ventes frauduleuses. L'entreprise a été condamnée à 150.000 euros d'amendes en septembre 2008, beaucoup de cadres ont quitté leurs responsabilités depuis et il est normal que les vendeurs eux-mêmes soient mis à pied.
En revanche, les grévistes encore salariés craignent pour leur capacité à vendre des abonnements dans le cadre des nouvelles méthodes de vente. C'est pourquoi l'entreprise met en oeuvre un plan de formation, et a notamment annoncé la création d'une école de vente avec Negocia, une école de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris. Ce n'est pas là l'initiative type d'une entreprise qui prépare plan social déguisé !
4/ Pour ce qui est de l'accident de voiture, les choses sont à la fois déplorables et très simples : il n'y avait évidemment aucune intention de blesser qui que ce soit. La voiture roulait dans l'allée centrale du parking. Plusieurs manifestants, dans leur majorité étrangers à l'entreprise il faut le souligner à nouveau, se sont interposés subitement. La voiture a fait un écart, a ralenti, a redémarré et, entretemps, un manifestant s'était déplacé, sa jambe se trouvant sur la trajectoire de la roue arrière, de manière évidemment involontaire. La dépêche AFP cite une source policière affirmant clairement que la voiture "n'a pas pu l'éviter". Quant au terme de "véhicule banalisé", il est ridicule : le Président ne se déplace pas habituellement en véhicule de police ou en camion Numericable ! Tous les véhicules présents sur le parking sont "banalisés" ou, plus simplement "ordinaires", c'es tout !
Suggérer que le Président fuyait affolé et a foncé dans le tas est tout simplement mensonger. C'est extrêmement grave et objectivement diffamant. Il ne fuyait pas, n'avait pas de rendez-vous prévu avec les grévistes, mais se rendait au contraire à un rendez-vous dans Paris. Il était conduit par un prestataire en sécurité informatique qui s'y rendait également. Dans la cohue et les coups portés sur le véhicule, il était impossible, tant pour le passager que pour le conducteur, de se rendre compte de l'incident. Dès qu'ils en ont été informés en revanche, ils se sont immédiatement et spontanément rendus au commissariat de Noisiel pour faire une déposition.
Contrairement à ce qu'indique l'article, aucune plainte n'a été déposée à ce jour.
Le Commissaire a bien expliqué à l'AFP et au Parisien que le conducteur, comme le Président, n'ont pas été recherchés, cela n'a pas été nécessaire! Pourquoi donner à penser le contraire? C'est totalement diffammant?
Pourquoi autant d'acharnement à ne donner qu'une version des faits? Est-ce parce que la réputation de l'entreprise est encore mauvaise aujourd'hui? Mais c'est justement pour respecter ces clients et améliorer son service que l'entreprise entreprend différentes réorganisations!
Et il faut noter que les observateurs impartiaux tels que l'ARCEP ou l'IDATE reconnaissent de leur côté la contribution formidable de Numericable au déploiement du très haut débit et de la fibre optique. Cela n'a aucun rapport avec le conflit, mais c'est la preuve d'une société qui se développe, qui avance, qui essaie de dépasser le passé.
Alors qu'un conflit ultra-minoritaire soutenu par des manifestants extérieurs dégénère au point de causer une blessure grave chez un salarié, c'est tout simplement scandaleux.
Aujourd'hui, l'essentiel est de reprendre le chemin du dialogue. La nomination d'un médiateur devrait y aider.
Numericable ne transigera pas sur la qualité du service et le respect de la déontologie par ses vendeurs.
Mais Numericable ne faillira pas sur sa détermination à poursuivre le dialogue avec tous les salariés, même quand c'est difficile.
Nous trouverions naturel que l'article, objectivement diffamatoire, prenne en compte l'ensemble de ces éléments. Et nous sommes très supris de ne pas avoir été contactés par DSLValley pour donner notre version des faits. C'est un principe fondamental du Web et, tout simplement, de la justice.
2. le jeudi 19 février 2009 à 08:50 par redaction
Monsieur Boulay nous nous sommes longuement entretenu avec un de vos collaborateurs 4 heures avant votre intervention au bas cet article.
3. le jeudi 19 février 2009 à 15:21 par Antoine Boulay
Cela ne contredit en rien que votre article soit diffamatoire.
4. le vendredi 20 février 2009 à 12:06 par XXX
XXX VOUS USEZ TOUJOURS DES MEMES METHODES....
5. le vendredi 20 février 2009 à 17:19 par Odile74
Tout d'abord, les propos suivant me ravissent :"Suggérer que le Président fuyait affolé et a foncé dans le tas est tout simplement mensonger" puisqu'ils confirment que Mr Danon ne se sentait pas menacé, comme j'ai pu le lire ici ou là.
Reste la question : Pourquoi partir quelque minutes après qu'il ait été promis aux grévistes une rencontre avec lui ?
Ensuite, je me permets de vous apporter une information : "Les désobéissants" est un collectif non violent et depuis leur arrivée dans le conflit social, précisément jeudi 12 février, les négociations ont pu reprendre... peut-être justement parcequ'ils savent déranger sans violence et ainsi créer le rapport de force nécessaire à la reprise d'un dialogue, jusque-là refusé aux grévistes... A méditer.
Si vous souhaitez de plus amples renseignements sur ce colletif, je vous invite à consulter les nombreux articles ou reportage dans la presse papier, à la TV, à la radio ou sur Internet.
Par ailleurs, les désobéissants ont été, selon les moments, entre 1 et 10 auprès de 30 à 45 salariés grévistes. Nous sommes loin de la majorité.
Le plus important : LES RAISONS de LA GREVE
- Un contexte de licenciement (directs ou déguisés) massifs sans plan social ;
- Des licenciements pour des fautes qui ne peuvent apparaitrent qu'abusifs puisque les éléments ne sont transmis ni aux salariés concernés, ni à la CGT ;
- Des modifications de conditions de travail méttant les commerciaux du service de vente à domicile en situation d'échec professionnel.
Une désobéissante !
6. le mardi 24 février 2009 à 15:02 par moi
salut,
eh bien, ça y est, ça fait exactement un an que le serveur de News NOOS est en panne.
Joyeux anniversaire ...
On ne peux pas dire que la Hot-line ait été efficace sur ce coup là.
30 mails envoyés pour expliquer le problèmes, une seule réponse pour m'entendre dire qu'effectivement il y avait des problèmes réseau sur mon secteur !!!!
1 mail au PDG (l'ancien PDG ) qui m'a gentillement répondu : je m'en occupe dès demain, cela fait presqu'un an de cela. On peut dire que ce PDG est un homme efficace.
je constate que chez Numéricable rien n'a changé. Numéricable = NOOS
C'est pour ça que de plus en plus de gens résilient leurs abonnement numéricâble
7. le jeudi 5 mars 2009 à 14:01 par robin
Numéricâble , commencez par baisser les prix de vos abonnements pour les abonnés, et de payer les salariés et les fournisseurs pour ne plus avoir de problèmes, ensuite venez faire des conférences de presse si vous voulez !
Non mais je rêve , les mecs ne payent même pas les chaines , chaque mois ou deux mois on a une ou deux chaines qui sautent du bouquet , et pour être franc avec vous ils viennent après faire des conférences pour des trucs qui nous interessent même pas en tant que clients
8. le jeudi 12 mars 2009 à 20:04 par Hyperion
Apparement, la justice bien de rendre son verdict : l'affaire est classée et le patron de numericable disculpé !! toute cette regrettable affaire était simplement un malheureux accident. Pas la peine d'en faire tout un pataques en accusant les patrons des pires maux. des accidents de voiture ça arrive à des milliers de personnes chaque année de blesser quelqu'un dans un accident. D'ailleurs, c'est même pas lui qui conduisait, donc je ne vois pas pourquoi cette excitation !!
enfin...
9. le vendredi 13 mars 2009 à 12:42 par ThierryG
Hyperion, je crois que tu as raison, d\'ailleur cette info commence à être reprise dans pas mal de sites internet. Sur PC Inpact, ils disent même que le parquet de Meaux a classé la plainte sans suite, estimant qu\'il n\'y avait nullement aucune intention de nuire et que le chauffeur ne pouvait éviter l\'accident... Je crois bien avoir lu aussi quelquechose de ce type sur l\'huma hier, mais c\'est à confirmer...
10. le vendredi 13 mars 2009 à 17:24 par Xav
Je crois que je commence à comprendre ce qu'il se passe.
voici ce qu'on peut lire sur France info :
« La semaine dernière, un médiateur avait proposé l'annulation des procédures disciplinaires en cours, l'examen des cas de trois salariés licenciés dans le cadre d'une commission paritaire, ainsi que le paiement des jours de grève. La direction avait accepté mais les grévistes ont rejeté ces propositions, qui reprenaient pourtant grosso modo leurs demandes. »
C'est quand même halucinant, on ne comprend plus ce que les grêvistes veulent vraiment... Un gros cheque, agiter l'opinion, ou sont-ils simplement tombés sur la tête...
A suivre !
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